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Arabia saudita renforce son emprise sur capcom : un investissement massif

Le géant japonais du jeu vidéo, Capcom, voit son capital se densifier sous l'influence croissante du Fonds d'investissement public (PIF) d'Arabie Saoudite. Une nouvelle incursion financière, discrète mais significative, vient confirmer l'ambition saoudienne de s'implanter durablement dans le secteur du divertissement numérique.

Capcom : une nouvelle étape dans la prise de participation saoudienne

Capcom : une nouvelle étape dans la prise de participation saoudienne

Alors que nous rapportions à la fin du mois de mars l'investissement initial de la société Electronic Gaming Development Company (EGDC), filiale du PIF, à hauteur de 5,03% dans Capcom, l'opération s'est poursuivie sans faire grand bruit. EGDC vient d'acquérir un bloc de 6,04% supplémentaires, portant sa participation totale à plus de 11%. La transaction, révélée par le média japonais Gamebiz (relayé par Insider Gaming), représente un investissement estimé à environ 617 millions de dollars, selon MarketScreener.

Le PIF, via ses différentes filiales, se positionne désormais parmi les actionnaires majoritaires de Capcom, confirmant une stratégie d'investissement agressive dans l'industrie du jeu vidéo. Outre EGDC, Ayar First Investment, également liée au PIF, détient 6,6% du capital, elle aussi. Ce sont des chiffres qui témoignent d'une volonté claire de contrôler une partie significative de l'avenir du studio derrière Resident Evil et Monster Hunter.

Le tableau des actionnaires de Capcom, tel que publié par MarketScreener, révèle une répartition intéressante : 20% du capital reste entre les mains de Capcom lui-même, suivi de Crossroad Ltd (8,2%), Ayar First Investment (6,6%) et, désormais, EGDC (6,04%). Il est à noter que ces investissements massifs s'inscrivent dans un contexte plus large d'expansion saoudienne dans le secteur du jeu vidéo, qui dépasse largement l'acquisition d'actions existantes.

Il se rappelle à nous que le PIF a également manifesté un intérêt considérable pour d'autres acteurs majeurs de l'industrie, notamment avec la tentative d'acquisition de Electronic Arts pour un montant pharaonique de 50 milliards de dollars, bien que cette opération soit encore soumise à l'approbation des autorités de régulation. Par ailleurs, des négociations sont en cours concernant Moonton Technology, une entreprise mobile chinoise extrêmement lucrative, propriété de Bytedance (la société derrière TikTok). Ces opérations témoignent d’une volonté de construire un écosystème de divertissement numérique puissant et influent.

L'investissement dans Capcom n'est qu'un aperçu de l'ambition saoudienne, qui ne s'arrête pas là. Le PIF semble déterminé à façonner l'avenir du jeu vidéo, en investissant à la fois dans des entreprises établies et dans des acteurs émergents. Cette stratégie, bien que financée par des fonds considérables, soulève des questions sur l'influence croissante d'Arabie Saoudite sur une industrie clé du divertissement mondial.