Eidos-montréal : les licenciements s'accumulent, le studio en pleine mutation
Un tremblement de terre secoue Eidos-Montréal, le studio derrière les sagas Deus Ex et Tomb Raider. Annoncés ce jour, 124 licenciements viennent s'ajouter à une série de purges qui affectent l'industrie du jeu vidéo, et marquent le départ de David Anfossi, figure emblématique du studio depuis 2013.
Une restructuration brutale au cœur de l'été
L'annonce, faite via les réseaux sociaux, évoque des “besoins de projet changeants” comme justification de cette réduction drastique des effectifs. Le langage est évasif, mais la réalité est amère pour les employés touchés, qui perdent leur emploi alors que l'été bat son plein. Le studio insiste sur sa gratitude envers les personnes concernées, minimisant l'impact de cette décision sur leur talent et leur performance. Un discours standard, mais qui peine à masquer la gravité de la situation.
David Anfossi, arrivé chez Eidos-Montréal en 2007, a supervisé des titres majeurs tels que Deus Ex: Mankind Divided, Shadow of the Tomb Raider et plus récemment, Marvel’s Guardians of the Galaxy. Son départ, après près de deux décennies au sein de l'entreprise, soulève de nombreuses questions. Les raisons exactes de son départ restent floues, laissant planer un voile de mystère sur son avenir professionnel. On souhaite à David le meilleur pour ses futurs projets, bien que le studio ne communique pas davantage à ce sujet.

Un contexte déjà fragilisé
Ces licenciements ne sont pas un cas isolé. Eidos-Montréal a déjà procédé à des réductions d'effectifs au début de l'année 2025, et d'autres rumeurs évoquaient des licenciements supplémentaires en décembre dernier. Ironie du sort, l'annulation d'un nouveau Deus Ex au début de 2024, rapportée par Bloomberg, semble avoir précipité la situation. Le nombre d'employés restants au sein du studio est désormais inconnu, et l'incertitude règne quant à l'avenir des projets en cours.
Le studio rejoint une longue liste de développeurs de jeux vidéo qui ont récemment annoncé des licenciements, reflétant une crise plus large qui affecte l'ensemble de l'industrie. Battlefield Studios, Crystal Dynamics, Ubisoft et Epic Games (le studio derrière Fortnite) ont également été touchés ce mois de mars, tandis que Sony a récemment fermé Dark Outlaw Games. La situation est préoccupante, et les conséquences pourraient se faire sentir sur la qualité et la diversité des jeux développés dans les années à venir. Le secteur, autrefois florissant, semble aujourd'hui en pleine mutation, confronté à des défis économiques et créatifs majeurs.