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Nacon : la tempête parfaite frappe le studio européen

La spirale infernale continue pour Nacon. Alors que le groupe tentait de se reconstruire après une déclaration de faillite fulgurante en février dernier, quatre de ses studios phares viennent de plonger dans l'administration judiciaire. Un séisme qui ébranle le secteur du jeu vidéo européen et laisse planer de sérieuses questions quant à l'avenir de l'entreprise et de ses 320 employés.

Cyanide, spiders, kylotonn et big bad wolf : le couperet tombe

Cyanide, spiders, kylotonn et big bad wolf : le couperet tombe

La nouvelle, révélée par Eurogamer et confirmée par Gauthier Andres (Origami), concerne des studios aux noms désormais familiers aux joueurs : Cyanide, connu pour Styx : Blades of Greed, Spiders, derrière la saga GreedFall, Kylotonn, maître incontesté des jeux de course arcade avec Test Drive Unlimited: Solar Crown, et Big Bad Wolf, en charge du développement de Cthulhu : The Cosmic Abyss, prévu pour avril. Un quart d’heure de gloire qui s'achève brutalement.

L'administration judiciaire, bien qu'elle n'implique pas nécessairement la disparition immédiate des studios, ouvre la voie à la vente d'actifs et à une gestion strictement encadrée par un juge. La situation est d'autant plus délicate que ces studios étaient en plein développement de projets majeurs, dont le très attendu Test Drive Unlimited: Solar Crown, dont le succès était crucial pour Nacon.

Le calendrier est effréné. L'annonce de ce tournant survient quelques jours seulement après le report du Nacon Connect, l'événement phare du groupe, initialement prévu pour mars et désormais reporté à mai, dans l'espoir d'une situation plus favorable. Un espoir qui s'amenuise de jour en jour. L'échéance du 16 avril, date de sortie de Cthulhu : The Cosmic Abyss, pèse lourdement sur les épaules des équipes et des investisseurs.

Mais la crise ne se limite pas aux studios. L’annonce de la faillite de Nacon avait déjà provoqué une onde de choc dans l'industrie, et ces nouvelles déconvenues ne font qu'aggraver la situation. Le groupe, autrefois porteur d'ambitions démesurées, se retrouve aujourd'hui à la merci d'une justice impartiale et d'un marché du jeu vidéo en constante mutation.

La question qui brûle les lèvres : ces administrateurs judiciaires parviendront-ils à redresser la barre ? La réponse, à l'heure où nous écrivons, reste suspendue, laissant un goût amer à ceux qui, comme moi, avaient placé leurs espoirs dans l'avenir de Nacon. Le silence de la direction, brisé seulement par des communiqués laconiques, ne fait qu'ajouter à l'incertitude ambiante. La balle est désormais dans le camp des tribunaux, et le destin de ces studios repose entre leurs mains.