Kojima, l’artiste rebelle face à l’invasion de l’ia
Hideo Kojima, figure emblématique de l’industrie du jeu vidéo, s’est récemment exprimé avec une fermeté surprenante concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle, après une polémique sur sa participation retouchée dans une publicité Prada.
Un scandale sur les réseaux sociaux : le fanatisme de kojima
La vidéo teaser de Prada, mettant en scène Kojima et Nicholas Winding Refn dans un décor onirique et futuriste, a provoqué une vague de critiques acerbes de la part de ses fans. Accusés de « mierda générative », ces derniers ont manifesté leur déception face à l’intégration du réalisateur japonais dans cette campagne publicitaire. Ce revirement est choquant pour un homme réputé pour son esthétique unique et sa vision artistique profondément ancrée.
Kojima, visiblement agacé, a déclaré, dans un article publié sur The Washington Post, qu’il était “pas intéressé” par l’IA, assurant qu’il ne voyait pas l’apparition de l’Art généré par l’IA dans sa vie. Il évoque une vision du monde où l’Art est intrinsèquement lié à l’expérience humaine, une notion qu’il juge inatteignable par les algorithmes.

Entre « nettoyeur créatif » et réticence fondamentale
Il se révèle toutefois prêt à explorer les applications de l’IA dans le domaine technique, la considérant comme un « nettoyeur créatif pour les tâches fastidieuses », tout en insistant sur la nécessité pour les jeunes générations de maîtriser son utilisation. Kojima a précédemment déclaré, en décembre 2023, que l’IA était plus utile pour ajuster le comportement des ennemis en fonction de l’expérience du joueur, plutôt que pour créer des visuels.
Mais cette position semble paradoxale. En octobre dernier, il avait alerté sur les dangers de la simple réutilisation de franchises existantes et prédisait, avec une pointe d’ironie, que « les remakes et les suites seront faits par l’IA ». Une contradiction flagrante qui suggère une complexité de pensée derrière les déclarations du maître.
L’avenir dira si Kojima s’autorisera à intégrer l’IA dans le développement de ses prochaines productions, OD pour Xbox ou Physint pour PlayStation. Une chose est sûre : son attitude, à la fois provocatrice et profondément personnelle, continue de susciter l’attention et de remettre en question les limites de l’innovation technologique.
