Le pape et tolkien : une citation inattendue qui remet en question l'avenir
Le Vatican a fait l’effet d’une bombe. Le pape François, loin des discours habituels sur la foi et la morale, a cité directement un passage du Retour du Roi de J.R.R. Tolkien, un choix surprenant qui résonne avec les enjeux contemporains de l’intelligence artificielle.

Un écho de gandalf dans l’encyclique
Dans sa nouvelle encyclique, Magnifica humanitas, le pontife abordait la préoccupation croissante face à l’essor de l’IA. C’est alors, au chapitre V, intitulé « Construire la civilisation de l’amour », qu’il a intégré une phrase emblématique du roman de Tolkien : « Nous n’avons pas à nous soucier de dominer toutes les mers du monde, mais de faire ce qui est en notre pouvoir pour le bien des jours qui nous sont donnés, d’éliminer le mal dans les champs que nous connaissons et de laisser à ceux qui viendront après une terre propre pour la culture. »
L'attribution est claire : John Ronald Reuel Tolkien. La citation, tirée au chapitre 9, livre 5, est un rappel lucide de la responsabilité humaine face à l’évolution technologique. On pourrait presque imaginer le pape, tel un nouvel Istar, entouré de la blancheur de ses vêtements, évoquant le légendarium de Tolkien.
L’étonnement est palpable. Loin de l’association habituelle entre les écrits religieux et la haute fantasy, ce rapprochement est, à juste titre, souligné par Tea with Tolkien. Ce geste, loin d'être anodin, suggère une réflexion profonde sur la place de l'homme dans un monde transformé par l'innovation. Il est frappant de voir une figure religieuse de premier plan s'inspirer d'un récit fantastique pour articuler une vision de l'avenir.
Le film Le Retour du Roi (2003), avec Elijah Wood dans le rôle de Frodon, illustre parfaitement l’univers riche et complexe créé par Tolkien. Sa sortie, il y a plus de vingt ans, témoigne de la pérennité des thèmes explorés : la lutte contre le mal, la responsabilité individuelle, et la quête d'un monde meilleur. La citation du pape, en somme, n'est pas un simple clin d'œil, mais une invitation à une introspection nécessaire.
Il faut souligner que la production du film a rapporté 1,118 milliard de dollars. L'impact d'une telle influence, même indirecte, sur un homme d'État, est indéniable.
