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Napoléon : scandale en france, la critique française s'insurge

Ridley Scott, déjà confronté à une vive polémique, se retrouve face à une nouvelle vague de critiques acerbes concernant son film Napoléon. La réception en France est particulièrement désastreuse, avec des accusations de manque d'historicité et d'un biais pro-britannique.

Un tonneau de vannes de la presse

Le Figaro, avec une dose d'humour noir, évoque déjà un possible rebranding de la production : « Barbie et Ken pendant l'Empire ». Quant GQ France, la revue mode, dénonce un « manque flagrant de naturel, une torpeur involontaire et un divertissement étrange » face à la représentation des soldats français de 1973 hurlant « Vive La France » avec un accent américain.

Scott, visiblement peu impressionné, minimise l’importance de ces réactions, arguant que « les Français ne se détestent pas eux-mêmes » et que le film a été accueilli avec enthousiasme par le public parisien qu’il a pu assister. Un discours qui contraste fortement avec l’accueil favorable de la critique britannique, qui a salué le film – et notamment les cinq étoiles attribuées par les journaux anglais.

Une collaboration revisitée, un passé trouble

Une collaboration revisitée, un passé trouble

Cette situation est d’autant plus surprenante qu’elle rappelle la première collaboration entre Scott et Joaquin Phoenix, il y a 23 ans, sur Gladiator. Phoenix lui-même a évoqué une bataille acharnée pour sa présence dans le film, l’étude de l’option d’un autre acteur ayant été envisagée par le studio. « Ridley a lutté pour moi, c’était une expérience extraordinaire », se souvient l’acteur. Scott, qui avait déjà misé sur le talent de Phoenix, a confirmé sa confiance : « Il est l’un des acteurs les plus spéciaux et les plus engagés que j’aie jamais rencontrés. »

L’historien s’est également permis de souligner que le réalisateur avait choisi de représenter, de manière condensée, le bombardement des pyramides d’Égypte par Napoléon, « pour illustrer rapidement sa conquête de ce pays », une approche qui s’éloigne significativement des sources historiques.

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L'histoire à l'envers ?

Il est frappant de constater que le film, bien que célébré en Angleterre, est muselé en France, où la critique, traditionnellement plus exigeante, met en lumière des lacunes historiques et une possible instrumentalisation du personnage de Napoléon. La recherche d'un récit accessible, peut-être, n'a pas réussi à répondre aux attentes de la critique française, qui privilégie une approche plus rigoureuse et respectueuse de l’Histoire. La question demeure : sera-t-on capable de trouver un équilibre entre l’esthétique du spectacle et la reproduction fidèle des faits ? Il semble que, pour l’instant, Napoléon continue de diviser le monde du Cinéma.