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Prada : la mode se défoule, le journalisme s'éveille

Une surprise glaciale : la suite de Le Diable s'habille de Prada ne se contente pas d’être une simple suite. Aline Brosh McKenna, scénariste de Crazy Ex-Girlfriend et Cruella, s’éloigne des adaptations littéraires précédentes pour nous propulser deux décennies en avant. La pellicule, sortie en 2026, décortique avec une acuité dérangeante la transformation radicale de l’industrie, de l’effondrement de la presse écrite à la domination des réseaux sociaux et du clickbait.

L’encre et le pixel : un duel sans pitié

Le Diable s’habille de Prada 2, c’est un diagnostic impitoyable des maux qui gangrènent le journalisme contemporain, et plus largement la société. La satire est mordante, notamment à l’égard de Jeff Bezos et de son entourage, incarnés par les personnages d’Emily et Benji, avec une dose d’humour noir qui, paradoxalement, ne manque pas de pertinence. Un divertissement intelligent, certes, mais dont le message est bien plus profond.

Stars et sous-entendus

Stars et sous-entendus

L’opus ne fait pas dans la dentelle : glamour à gogo, apparitions de mannequins, cameos prestigieux et une distribution de premier plan réunissant Justin Theroux, Lucy Liu, Kenneth Branagh et Lady Gaga, véritablement impliquée dans le projet. Cependant, au-delà de l’éclat, la pellicule propose des perspectives sur la place des hommes dans ce monde impitoyable, brisant les stéréotypes traditionnels de l’homme comme pilier financier ou obstacle à l’avancement professionnel. Simon Baker et Adrian Grenier, absents de la première partie, apportent une nouvelle dynamique.

Un pari audacieux

Un pari audacieux

Le Diable s’habille de Prada 2 n’est pas une simple revisite nostalgique. Elle s’assume pleinement, soulignant les forces et les faiblesses des stars, qui semblent liées à un destin aussi capricieux que fascinant. La cinématographie, à la pointe de son art, moly Rogers, réalise des prouesses visuelles qui ne sont pas dénuées de sens. Le film est, en définitive, un pari audacieux : celui de conjuguer un esthétisme irrépressible à une critique sociale pertinente. Une note de 78/100, sans équivoque.

Retour à Runaway : les temps changent, mais certaines constantes persistent. Andy Sachs, figure emblématique du journalisme d’investigation, voit son média s’effondrer, entraînant la dissolution de son équipe. Pendant ce temps, l'industrie de la mode et des publications s'adaptent à la digitalisation. Mais lorsque une crise de réputation frappe Runaway, le PDG fait appel à Andy pour restaurer son image. Une mission périlleuse, qui se heurte à l’opposition de Miranda Priestly.