Project hail mary : plus de quatre heures de métimage coupée !
Le dernier film de science-fiction de Phil Lord et Christopher Miller, Project Hail Mary, qui vient tout juste de sortir sur les écrans espagnols, a failli être une épopée cosmique bien plus longue que ce que nous voyons aujourd'hui. Avec une durée finale de 156 minutes, le film a subi des coupes drastiques, révélées par ses propres réalisateurs lors d'une récente apparition dans le podcast Happy Sad Confused.

Une première version monumentale
Chris Miller a expliqué que le duo de réalisateurs a l'habitude de soumettre leurs films à un large panel de testeurs, allant de leurs amis proches à des professionnels de l'industrie. Pour Project Hail Mary, adaptation du roman d'Andy Weir, la première version était, selon leurs propres termes, “énorme”. Initialement, le film durait plus de quatre heures, soit environ trois heures quarante-cinq minutes, une version qu'ils ont présentée à leurs collègues cinéastes. Christopher Miller a décrit cette expérience comme “un peu honteuse”, tandis que Phil Lord a souligné que les retours reçus ont été déterminants pour les inciter à réduire considérablement le métrage.
L'ablation de près de deux heures de scènes témoigne de l'ampleur de cette révision. “On ne sait jamais comment le public va réagir aux scènes,” a déclaré Phil Lord. “À nous, on trouvait tout ça charmant, mais certaines de ces séquences charmantes n’ont pas fonctionné.” Cette prise de conscience a facilité la suppression d'une quantité considérable de matériel, réduisant la durée à trois heures. Mais ce n'était pas suffisant.
“Il a fallu ensuite rogner progressivement la durée jusqu’à arriver aux deux heures et demie,” a ajouté Chris Miller. La première projection test officielle, après ces coupes successives, a finalement été un succès retentissant. Le film, qui a coûté un budget conséquent de 200 millions de dollars, propose une aventure de science-fiction, un mystère haletant, et une durée de 2 heures et 37 minutes.
Ce qui frappe, c'est l'humilité des réalisateurs face au processus de création. Ils n’hésitent pas à admettre que même les séquences qu’ils considéraient comme “charmantes” n’ont pas trouvé leur place auprès du public. Une leçon précieuse sur la nécessité de l'adaptation et de l'écoute, même pour les maîtres du genre.