Resident evil: le décryptage ultime par le maître des lore
L'univers de Resident Evil, vaste comme l'espace, continue de se déployer, et un nom résonne avec une autorité incontestée : TheBatman. Ce passionné, architecte d'une chronologie exhaustive s'étendant sur 4,5 milliards d'années, livre son verdict sur Resident Evil Requiem, le dernier chapitre de la saga Capcom. Un avis qui, au-delà du simple enthousiasme de fan, éclaire les tenants et aboutissants d'une franchise en constante mutation.
La chronologie, un jardin aux allures de labyrinthe
TheBatman, dont le travail s'articule autour de milliers de pages documentées, a vu son œuvre se complexifier avec l'arrivée de Requiem. Le DLC, conçu pour refermer des arcs narratifs et revisiter des personnages emblématiques, a introduit des modifications significatives. La destruction de Raccoon City, auparavant présentée comme totale suite à un missile, est désormais sujette à caution. Une retcon qui, bien que discutable pour certains, offre une nouvelle perspective sur les événements de la série.
Mais la véritable envergure du travail de TheBatman réside dans sa capacité à jongler avec les remakes, ces refontes qui, tout en modernisant le gameplay, introduisent des dissonances dans la chronologie établie. La mort de Brad Vickers, son agonie dans le Outbreak File 2 versus sa fin plus rapide dans le remake de Resident Evil 3, ne sont que des exemples parmi tant d'autres de ces divergences. TheBatman a opté pour une solution élégante : deux versions de sa chronologie, l'une privilégiant les remakes, l'autre s'appuyant sur les jeux originaux. Une approche pragmatique pour satisfaire les différentes sensibilités des joueurs.

Spin-offs, supplémentaires et canon : un équilibre précaire
L'intégration des spin-offs, souvent critiqués pour leurs incohérences, représente un défi supplémentaire. Requiem, bien qu'intégrant des éléments de Outbreak, se heurte à des contradictions temporelles. L'influence des documents et rapports japonais, sources précieuses d'informations, est également un facteur à prendre en compte. Les remakes, bien que visuellement impressionnants, manquent souvent de ces éléments contextuels, rendant certains aspects de l'intrigue obscurs sans la référence aux jeux originaux.
TheBatman insiste : les jeux originaux demeurent essentiels. Ils constituent le socle sur lequel reposent les remakes, et leur importance ne saurait être sous-estimée.
Leon, claire, ada : le cœur de la question
Au-delà des détails chronologiques, le travail de TheBatman soulève des questions plus existentielles : quel est le jeu idéal pour débuter dans l'univers de Resident Evil ? Selon lui, le remake de Resident Evil 2, avec son introduction de Leon et son immersion dans la ville de Raccoon, constitue un point de départ idéal. Et, question de cœur, Team Ada ou Team Claire ? TheBatman penche résolument pour Ada, un choix qui, sans doute, suscitera quelques débats animés parmi les fans.
Enfin, l'avenir de la série semble s'orienter vers une exploration des ramifications de l'organisation 'The Connections', un ennemi récurrent depuis Resident Evil 6. L'implication de Chris Redfield et de son escouade 'Hound Wolf' laisse présager des développements passionnants. Le mystère entourant Zeno, un antagoniste subtilement différent de Wesker, promet également d'être l'un des axes centraux des prochains chapitres. La saga Resident Evil, avec ses milliards d'années de lore, ne compte pas ses heures, et le travail de TheBatman continue d'en enrichir la toile complexe.