Star wars: maul, seigneur des ombres – le retour revanchard d'un héros flou

Oubliez l'attente pour The Mandalorian du 22 mai. L'univers Star Wars s'embrase déjà sur Disney+ avec Star Wars: Maul – Seigneur des Ombres, une série d'animation qui marque un tournant. Non pas tant pour son innovation, mais pour le changement de garde au sein de Lucasfilm.

Une nouvelle ère post-kennedy

Après près d'un demi-siècle à façonner la franchise, Kathleen Kennedy a quitté ses fonctions. C'est Dave Filoni, créateur de Star Wars: Maul – Seigneur des Ombres et figure incontournable de l'animation Star Wars, qui prend désormais les rênes, épaulé par Lynwen Brennan. Pourtant, il est crucial de souligner que cette série, bien que portant la marque de Filoni, a été conçue sous l'égide de Kennedy. Un paradoxe qui se ressent dans le produit final.

Nous avons eu la chance de visionner les huit premiers épisodes et l'expérience est… mitigée. Loin d'une révolution, la série s'inscrit dans la continuité, offrant un complément, plus qu'une véritable évolution, à l'histoire de Maul.

Un maul entre obsessions et déchéance

Un maul entre obsessions et déchéance

Maul, cet être complexe et fascinant, revient hanter la galaxie. Après avoir échappé à la mort lors de La Menace Fantôme et connu de multiples incarnations dans The Clone Wars et Star Wars Rebels, il est désormais pris d'une soif de vengeance. Son obsession initiale, Obi-Wan Kenobi, s'est muée en une quête de domination envers son ancien maître, Darth Sidious, également connu sous le nom de l'Empereur Palpatine. Mais que peut un Zabrak ressuscité face au tyran suprême ? Maul a compris qu'il devait s'appuyer sur des alliances, tissant un réseau criminel qui s'est effondré avec la libération de Mandalore par la République, juste avant l'exécution de l'Ordre 66.

L'intrigue se déroule peu après ces événements, alors que l'Empire impose sa loi impitoyable sur la galaxie. Sur Janix, une planète où la résistance s'organise, Maul va semer le chaos, alertant les autorités impériales et compliquant la situation. Les enjeux sont clairs : éviter que l'Empire découvre la présence de l'un des personnages les plus recherchés de la galaxie.

La série, divisée en dix épisodes diffusés par binômes chaque lundi, jusqu'au 4 mai, jour de la célébration mondiale de Star Wars, se révèle être un thriller policier haletant. Les épisodes, d'une durée allant de 20 à 30 minutes, offrent un rythme soutenu et une action sans répit.

Visuellement époustouflante, narrativement familiale

Visuellement époustouflante, narrativement familiale

Le point faible de la série réside dans son manque d'originalité. Bien que le personnage de Maul soit captivant, l'histoire, au fond, ne propose rien de véritablement nouveau. La comparaison avec Andor est inévitable, les deux séries étant des préquels axés sur des personnages spécifiques. Star Wars: Maul – Seigneur des Ombres se présente comme un chapitre intermédiaire entre ses apparitions dans Solo: A Star Wars Story et Star Wars Rebels, mais il manque cruellement d'une narration enrichissante. C'est une succession de clichés, conçue pour satisfaire les fans de The Clone Wars et Rebels, mais sans apporter une réelle profondeur.

Heureusement, la série compense ces lacunes par son esthétique visuelle impressionnante. Les combats au sabre laser sont spectaculaires, les poursuites urbaines dignes du meilleur L'Attaque des Clones, et les fusillades ne sont pas en reste. La série ne souffre pas du syndrome du