Streep dément : miranda priestly, un hybride surprenant né de nichols et eastwood
Meryl Streep a balayé d’un revers de main les spéculations sur l’inspiration d’Anna Wintour pour le personnage emblématique de Le Diable s’habille de Prada. Une révélation inattendue, qui dévoile l’origine véritable de cette figure impitoyable.

L’étrange parenté artistique de miranda
Selon l’actrice elle-même, Miranda Priestly n’est pas une simple transposition de la personnalité d’Anna Wintour. C’est plutôt le fruit d’une improbable fusion, un croisement audacieux entre les visions de Mike Nichols et de Clint Eastwood. « Si Mike Nichols et Clint Eastwood avaient eu un enfant, ce serait Miranda Priestly », a-t-elle déclaré avec un sourire en coin lors d’une interview sur Stephen Colbert. Une image surprenante, qui dévoile une profondeur insoupçonnée derrière la façade de la star.
Nichols, maître de l’ironie et du dialogue percutant, a apporté à Miranda Priestly une dose de sarcasme et d’humour noir, une capacité à trancher avec une élégance glaciale. Streep a souligné que c’est précisément cette aptitude à manier les mots avec une précision mortelle, tout en conservant un sourire en coin, qui a été directement intégrée dans l’interprétation. Elle a même évoqué ses expériences avec Nichols dans Postes du Fil, où l’on appréciait le talent de l’acteur pour un commentaire acerbe toujours parfaitement maîtrisé.
Quant à Eastwood, l’influence est tout aussi singulière. L’actrice a rappelé son travail avec lui sur Les Ponts de Madison, où le réalisateur, connu pour son calme olympien malgré des situations de haute tension, exerçait une autorité subtile, presque hypnotique. Il ne criait jamais. Il parlait avec une lenteur calculée, une sérénité déconcertante qui forçait les autres à se montrer attentifs. C’est cette capacité à exercer un pouvoir en se montrant impassible qui a été transposée sur Miranda Priestly, lui conférant une aura de menace contenue.
Un détail intéressant : Streep a confessé ne pas avoir partagé cette inspiration avec Nichols ou Eastwood eux-mêmes. Elle l’a seulement révélée à Nichols, reconnaissant ainsi la complexité de cette construction. La sortie de Le Diable s’habille de Prada, avec ses 326,55 millions de dollars de recettes, et son budget de 35 millions de dollars, est donc le résultat d’une recherche méticuleuse, une œuvre qui, désormais, peut être appréciée dans toute sa dimension.
La suite de ce thriller glamour, dont le tournage est programmé pour mai, promet de raviver l’intérêt pour ce personnage fascinant. Meryl Streep, fidèle à son talent, s’apprête à revisiter son rôle, dévoilant ainsi un secret sur son origine qui remet en question les interprétations précédentes.