Apple à 50 ans : de la faillite annoncée à l'empire technologique
Un demi-siècle. Cinquante ans que la pomme mordue s’est gravée dans l’imaginaire collectif. Une trajectoire aussi fulgurante que tumultueuse, ponctuée de crises, de génies et de rebondissements dignes d’un roman. L'histoire d'apple, c'est bien plus qu'une simple saga technologique; c'est une leçon d'humilité et de résilience.
L'étincelle d'une révolution : 1976
Le 1er avril 1976, une date qui résonne comme le point de départ d'une révolution. Steve Jobs, Steve Wozniak et Ron Wayne signent un accord fondateur, un document de deux pages qui allait donner naissance à apple Computer. Wayne, oubliant rapidement sa part modeste (10%), quitta le navire, conscient des risques financiers considérables que représentait cette aventure. Il avait même conçu le premier logo, une œuvre d'art newtonienne un peu pompeuse, avec le savant anglais sous un pommier et une citation de Wordsworth. Un détail anecdotique aujourd'hui, mais symbole d'une ambition démesurée.
L’officialisation, elle, attendra le 3 janvier 1977 avec l'arrivée de Mike Markkula, investisseur et mentor. Ce nouveau pacte dilue les parts initiales, mais offre à apple une crédibilité et des ressources financières cruciales. Le reste, comme on dit, appartient à l'histoire.

Des succès et des échecs : l'ascension et la chute de jobs
L'apple II fut le véritable tournant, propulsant l’entreprise sur le devant de la scène. Pourtant, la route fut loin d'être simple. L'apple III et le Lisa furent des flops retentissants, et le Macintosh, malgré son interface graphique novatrice, peinait à décoller. La situation était si critique en 1985 que Steve Jobs fut contraint de quitter l'entreprise, voire poussé vers la sortie. Apple semblait au bord du gouffre.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Le retour de Jobs en 1997, avec le lancement de l'iMac, puis de l'iPhone et de l'iPad, marqua une véritable renaissance. L'entreprise rebondit avec une force inattendue, s'imposant comme l'un des géants mondiaux de la technologie, avec une capitalisation boursière qui frise désormais les deux mille milliards de dollars.
David Pogue, dans son ouvrage
