La mission spatiale smile éclaire la magnétosphère terrestre

La nuit dernière, un lanceur Vega-C a mis en orbite la mission Smile, fruit de la collaboration entre l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'Académie chinoise des sciences (CAS), pour étudier la magnétosphère terrestre. Cette première mission conjointe entre les deux institutions vise à explorer l'interaction entre le vent solaire et l'ionosphère, grâce à une orbite polaire au niveau des rayons X.

Une mission éclairante

Une mission éclairante

Le satellite Smile, qui signifie Solar wind Magnetosphere Ionosphere Link Explorer, ou Explorateur de la liaison entre le vent solaire et la magnétosphère ionosphérique, embarque quatre instruments scientifiques pour analyser le champ magnétique de la Terre. Le Soft X-ray Imager (SXI) permettra de déterminer la position, la forme et le mouvement des limites de la magnétosphère, tandis que le UV Imager (UVI) étudiera l'interaction entre ces frontières et les particules chargées responsables des aurores boréales.

Le Light Ion Analyser (LIA) examinera les propriétés et le comportement des ions du vent solaire et de la magnétosphère, et le magnetomètre (MAG) déterminera l'orientation et l'intensité du champ magnétique dans le vent solaire et la magnétosphère, ainsi que la détection d'ondes de choc ou de discontinuités dans le vent solaire.

Après une phase de stabilisation, Smile commencera à collecter des données en juillet, une fois déployé le mât qui porte le magnetomètre et que les couvercles des caméras soient ouverts. La mission a une durée prévue de trois ans et permettra de mieux comprendre l'impact des vents solaires sur l'environnement magnétique terrestre, ce qui améliorera nos modèles et nous aidera à prévoir et à gérer les tempêtes magnétiques plus efficacement.