Mediapro : le titanic s'effondre, la faillite imminente

Sergio Oslé et son équipe se débattent, mais la situation à Mediapro est devenue intenable. La société, jadis symbole de l'ambition dans le monde du Divertissement sportif, est aujourd'hui au bord du gouffre.

Un plan de sauvetage désespéré

Après une révision complète de ses activités, Mediapro a pris la décision radicale de quitter les États-Unis. Un marché stratégique, initialement perçu comme un levier de croissance, s'avère être un fardeau financier insurmontable. L'entreprise, déjà fragilisée par la disparition de son canal gratuit et les tensions avec Samsung, peine à trouver un modèle économique viable.

Carlos Núñez, récemment nommé PDG, et Sergio Oslé, toujours président, tentent de conjurer le désastre. Pourtant, les problèmes persistent, allant de la perte de clients à l'annonce d'un ERE massif - plus de 250 emplois supprimés. La colère des employés, qui ont manifesté leur désarroi en bloquant la Diagonal de Barcelone, témoigne de la gravité de la situation.

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L'amérique, un rêve brisé

Le désengagement américain, qui se traduit par la vente de bureaux et de plateaux de télévision à Los Angeles, est une reconnaissance amère de l'échec de cette stratégie audacieuse. L'opération, lancée en 2024 avec d'importants investissements, n'a jamais abouti à une rentabilité, laissant Mediapro avec des pertes considérables et un rôle marginal sur la scène internationale. L'absence d'accords commerciaux solides a précipité l'abandon de ce projet ambitieux.

Face à cette crise profonde, Mediapro a déjà entamé des discussions avec divers fonds et groupes industriels pour se décharger de ses actifs américains. La situation s'aggrave avec le report imminent d'un ERE et la perte de contrats importants. La direction, dont la planification économique est désormais largement remise en question, semble incapable de maîtriser la tempête.

La concurrence accrue de DAZN et d'Amazon, de plus en plus impliqués dans le contenu sportif, accentue la pression sur Mediapro. En attendant, le groupe continue de vanter ses espoirs de rentabilité à partir de la seconde moitié de l'année, une perspective qui semble de plus en plus lointaine. L'avenir de Mediapro reste incertain, et la faillite ne saurait être exclue.