Semaine sainte 2026 : évitez le piège des autoroutes bondées !
Alors que le soleil pointe le bout de son nez et que l'envie de grands espaces s'intensifie, la DGT tire la sonnette d'alarme : la deuxième phase de l'opération « Départ de Pâques 2026 » a débuté ce mercredi 1er avril à 15h, et les autoroutes espagnoles risquent de virer au cauchemar. Oubliez les raccourcis suggérés par votre GPS, ils pourraient vous coûter plus de deux heures, une perte de temps considérable pour un voyage censé être synonyme de détente.

Le mirage des itinéraires les plus courts
Le problème est simple : des millions de véhicules convergent vers les mêmes axes routiers, exacerbant les tensions déjà préexistantes. La DGT a anticipé ce phénomène et a mis en place un plan de contingence, dévoilé sur son compte X (anciennement Twitter). L'agence recommande vivement d'éviter les itinéraires classiques et de privilégier les alternatives proposées, une véritable bouée de sauvetage pour ceux qui souhaitent traverser la péninsule sans être engloutis par un embouteillage monstrueux.
Le nœud du problème réside dans la concentration du trafic sur certains axes clés. En direction d'Andalousie depuis Madrid, l'A-4 est déjà saturée, notamment sur le tronçon Granada-Madrid, passant par Bailén, Valdepeñas et Ocaña. La DGT propose deux solutions : depuis la zone de Malaga, bifurquer vers Cordoue puis Bailén, en évitant le cœur du bouchon du sud; et depuis Almería, prendre la direction de la Région de Murcia avant de rejoindre Madrid par l'A-30, une option plus fluide.
L'axe occidental est également concerné. L'itinéraire habituel entre Séville, Mérida et Madrid (A-5 et A-66) est à proscrire. La recommandation officielle, si vous partez de Huelva ou Séville, est de prendre une diagonale passant par Cordoue, Montoro, Manzanares et Tolède, en combinant l'A-4 avec des routes nationales (N-420 et N-401) pour une arrivée plus sereine à la capitale.
Pour les traversées transversales, la situation est tout aussi délicate. La Route de l'Argent (jusqu'à Benavente) devrait être particulièrement congestionnée entre Séville et Oviedo. Cependant, à partir de Salamanque, les bifurcations vers Vitoria et Pampelune offriront un trafic plus souple. De même, le tronçon final entre Benavente et Lugo, Oviedo, Ourense ou León devrait se dérouler sans encombre.
Enfin, le flanc est, reliant Murcie à Albacete puis à Valladolid et Burgos, est voué à l'engorgement, une combinaison fatale de trafic lourd et de flux vacanciers. La solution : prendre la direction de la côte, en remontant par Valence, en bifurquant vers Teruel, puis en rejoignant Soria avant de vous diriger vers Valladolid. Un détour certes, mais qui pourrait s'avérer payant en termes de temps et de nerfs.
Le conseil ultime de la DGT : ne faites pas aveuglément confiance à votre navigateur. Il pourrait vous envoyer droit dans le cœur de l'impasse. Préférez la prudence et les itinéraires alternatifs, même si cela implique quelques kilomètres supplémentaires. Le voyage, après tout, est aussi une question de sérénité.
La semaine de Pâques 2026 s'annonce donc mouvementée. Il est temps de planifier votre itinéraire avec soin et de vous armer de patience. Car sur les routes espagnoles, la déception pourrait bien être au rendez-vous pour ceux qui n'auront pas su anticiper.
