Serkis jongle entre batman et le seigneur des anneaux : un calendrier impossible ?
Andy Serkis, l'acteur et réalisateur britannique dont le nom est indissociable de Gollum dans la trilogie du Seigneur des Anneaux, se retrouve face à un défi logistique digne d'un film d'action : concilier son rôle d'Alfred dans The Batman Part II avec la réalisation et l'interprétation de The Hunt for Gollum. Un numéro d'équilibriste qui, selon ses propres dires, pourrait bien fonctionner.

Des calendriers serrés qui interrogent
La nouvelle, confirmée par Deadline, révèle que Serkis reprendra son rôle d'Alfred, le fidèle majordome de Bruce Wayne, pour la suite des aventures du Chevalier Noir, prévue pour le 1er octobre 2027. Pourtant, il est également aux commandes de The Hunt for Gollum, un projet ambitieux qu'il réalise et dans lequel il réincarne le personnage emblématique de la Terre du Milieu, avec une sortie prévue le 17 décembre 2027. Soit à peine deux mois d'intervalle. L'équation est complexe, et l'acteur se dit “assez certain que tout va s’arranger”, mais le doute subsiste.
The Batman Part II, dont le tournage débutera cet été, marque un délai de cinq ans et demi après la sortie du premier film, un temps considérable justifié par Matt Reeves, le réalisateur, qui a insisté sur la nécessité d'un script “parfait”. Reeves, connu pour son approche méticuleuse, a d'ailleurs envoyé le script à Robert Pattinson, l'interprète de Batman, dans un écrin de sécurité digne d'une mission secrète, avec un emballage spécial et un code d'accès complexe. L'acteur a été “époustouflé” par le scénario, qu'il a qualifié d'“extraordinaire” et “très différent” de son prédécesseur. Il a même plaisanté sur la difficulté d'ouvrir l'enveloppe, ajoutant une couche supplémentaire de mystère autour du projet.
L'arrivée surprise de Viggo Mortensen, qui ne reprendra pas son rôle d'Aragorn dans The Hunt for Gollum, ajoute une dimension inattendue à ce projet. La distribution de The Batman Part II s'annonce également prestigieuse, avec la présence de Colin Farrell dans le rôle du Pingouin, Scarlett Johansson et Sebastian Stan en tant que Harvey Dent. La pression est donc forte pour Serkis, tiraillé entre deux univers cinématographiques majeurs.
La complexité logistique et artistique de cette double casquette soulève des questions légitimes sur la faisabilité du projet. Serkis, maître dans l'art de la performance capture et de la narration immersive, devra déployer toute son expertise pour mener à bien ces deux missions. Reste à savoir si le temps sera suffisant, et si la magie du cinéma pourra véritablement transcender les contraintes matérielles.
