Yakuza : le secret des jeux vidéo et les ombres du pouvoir japonais
Loin des écrans des consoles, une réalité bien sombre se cache derrière les succès éclatants de l'industrie du jeu vidéo. La Yakuza, bien plus qu'un simple gang de criminels, est une institution influente, un pilier de l'économie et de la politique japonaise.
Un passé artisanal, une présence persistante
Les origines de cette organisation complexe remontent aux cartes Hanafuda, fabriquées par Nintendo à ses débuts. Un partenariat secret avec les clans yakuza, qui alimentaient leurs casinos illégaux, a permis à l'entreprise de Yamauchi de prospérer. Une relation, loin d'être terminée, qui continue de planer sur l'avenir de la société.

Des affaires illégales aux conspirations
Des rumeurs de tentatives de prise de contrôle de Konami par un clan yakuza, jusqu'aux pressions exercées sur le président Kagemasa Kozuki, les témoignages sont accablants. Nintendo, avec son fondateur, Fusajiro Yamauchi, a toujours été un terrain de jeu privilégié pour ces réseaux criminels.

Des manipulations et des menaces
L'histoire ne dit pas toujours la vérité. Certains studios, fondés par des yakuzas, ont vu naître des entreprises avec l'ambition de contrôler l'avenir de l'industrie. Des développeurs, comme l'un dont la sœur a été kidnappée pour forcer sa collaboration, ont été confrontés à la violence et à la corruption.
Le super nintendo : une bataille pour la survie
La crise de 1990, autour du lancement de Super Nintendo, a été un véritable duel entre Nintendo et la Yakuza. Des camions de consoles, prêts à être distribués, ont été menacés de sequestration. Hiroshi Yamauchi et Imanishi ont mis en place un plan audacieux, des livraisons nocturnes et un secret bien gardé, pour assurer la survie de leur entreprise. Mais l'absence de consoles pour les précommandes a laissé un goût amer à une grande partie des acheteurs.
Un écosystème corrompu
David Sheff, dans son livre
