Taylor swift et matthew mcconaughey : une guerre contre l'ia pour protéger leur identité

Taylor Swift, l'icône pop, suit les traces de Matthew McConaughey dans une démarche inédite : la protection de sa voix et de son image face à l'essor galopant de l'intelligence artificielle. Une stratégie préventive qui soulève des questions cruciales sur la propriété intellectuelle à l'ère numérique.

Des marques déposées pour contrôler l

Des marques déposées pour contrôler l'utilisation de sa voix

Selon des informations rapportées par Variety et confirmées par Josh Gerben, avocat spécialisé en propriété intellectuelle, TAS Rights Management, la société gérant les droits de Taylor Swift, a déposé trois marques auprès de l'USPTO (Office américain des brevets et des marques) la semaine dernière. Ces marques visent à encadrer l'utilisation de sa voix et de son image, devenues des cibles potentielles pour la création de contenu généré par IA.

Deux des marques déposées sont particulièrement simples : des enregistrements de la chanteuse prononçant les phrases « Hey, it's Taylor Swift » et « Hey, it's Taylor ». Une démarche apparemment anecdotique, mais qui témoigne d'une volonté de contrôler même les formulations les plus élémentaires. La troisième marque est plus détaillée : une photographie de Taylor Swift, guitare rose à la main, portant un justaucorps irisé multicolore et des bottes argentées, sur une scène rose illuminée de lumières violettes. Un portrait précis, destiné à empêcher toute reproduction non autorisée.

Matthew McConaughey avait pris des mesures similaires plus tôt cette année, déposant des marques pour sa célèbre réplique « alright, alright, alright » ainsi que pour des images de lui devant un sapin de Noël et sur un porche. « Mon équipe et moi voulons savoir que lorsque ma voix ou mon image sont utilisées, c'est parce que j'ai approuvé », avait-il déclaré au Wall Street Journal, soulignant la nécessité de définir un « périmètre clair » de propriété et d'exiger un consentement explicite dans un monde dominé par l'IA.

L'initiative de Taylor Swift s'inscrit dans une longue tradition de protection de son identité, qu'il s'agisse de réenregistrer ses anciens albums avec le tag « (Taylor's Version) » ou d'acquérir les masters de ses six premiers albums pour la somme colossale de 360 millions de dollars. Une détermination sans faille à reprendre le contrôle de son œuvre et de son image.

Mais l'efficacité de ces stratégies face à l'évolution rapide de la technologie reste incertaine. D'autres figures publiques pourraient-elles suivre leur exemple ? L'avenir nous le dira, mais une chose est sûre : la bataille pour la propriété de l'identité numérique ne fait que commencer.