La mort digitale : un héritage oublié
La mort d'un être cher est toujours un choc émotionnel. Mais pour les familles, le deuil peut s'accompagner de labyrinthes administratifs inattendus, notamment en ce qui concerne la gestion des données digitales.
nLes héritiers sont-ils autorisés à accéder aux données du défunt?
nEn France, la réglementation se fait entourer d'ambiguïtés. La loi organique relative à la protection des données et aux droits digitaux confère aux proches de l'ensemble des droits de consultation, de correction ou de suppression des données, à moins que le défunt n'ait pas expressément interdit cela de son vivant. Mais les géants américains de l'internet comme Google, Meta ou Apple font souvent obstacle à ces droits.
nLes héritiers peuvent ainsi avoir du mal à récupérer les conversations WhatsApp, les photos ou les documents en ligne de leur proche disparu. Pour les droits de succession, il est impératif de comprendre les paramètres de chaque plateforme.
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Comment les grandes entreprises gèrent-elles les données des utilisateurs décédés?
nWhatsApp chiffre les messages de bout en bout, ce qui rend impossible leur accès sans la clé de décryptage du mobile ou d'une copie en nuage. Si la compte reste inactive pendant 120 jours, les messages disparaissent définitivement.
nLes réseaux sociaux de Meta (Facebook, Instagram) permettent de transformer un profil en
